vendredi 24 septembre 2010

Tripoli, Saison 1, Episode 1


Déja trois semaines que nous sommes en Libye. Les premiers temps, j'ai cru à une erreur : ça ressemblait à PyongYang : rues désertes dans notre résidence et partout en ville dans une ambiance fin du monde avec ciel plombé. Il a même plu. Tout le monde sait qu'il ne pleut presque jamais dans ce grand pays couvert à 90 % par le Sahara. Etrange donc. Explication simple : nous étions à la fin du Ramadan. Tripoli regorgait de vie entre 19h45 et 5h00 du matin. A ces heures-là, nous dormions ! La fête de l'Aid s'en est allée. Et notre nouvelle vie a commencé.Premières impressions mais surtout premières comparaisons avec notre quotidien indonésien.
A Tripoli, pour djugur, la prière des musulmans en tout début d'après-midi, il n'est pas rare de voir des hommes s'agnouiller sur leur tapis au bord des routes. Se tourner vers Allah est ici un acte public.
A Tripoli, les occidentaux que nous sommes passent totalement inaperçus. Retrouver l'anonymat, quel bonheur ! A Balikpapan, on se sentait souvent exposés comme des bêtes de foire...
A Tripoli, ils conduisent comme de fous. Aucun code de la route. Le but étant d'aller toujours plus vite, qu'importe les priorités ou le sens de la circulation....
A Tripoli, il n'y a pas une seule mobylette dans les rues.
A Tripoli, on peut croiser des hommes bleus du désert (ou tout blancs) dans la Medina.
A Tripoli, on tombe, sans s'y attendre, nez à nez avec des vestiges romains du 2ème siècle. Sensation extraordinaire. Là le balcon où Mussolini fit son discours en 1937, là un l'arc de Marc Aurèle, là le mur d'une fortification du 8ème, là une mosquée en azulejos du 19ème....
A Tripoli, on peut faire du shopping chez Zara, Mango, Promod, Mark & Spencers et même H&M.
A Tripoli, on peut déambuller en ville, s'arrêter sur un banc, boire un café à une terrasse, faire du lêche-vitrines...
A Tripoli, les prix sont presque les mêmes qu'à Paris. Dommage.
A Tripoli, la femme de ménage-maite-pembantu finit sa journée au retour de l'école des enfants, vers 15h.... Très regrettable...
A Tripoli, Le Guide, celui qu'on ne nomme jamais, est partout sur les murs.
Omniprésence déroutante pour l'étranger.

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