Mercredi 8 juillet. Élections présidentielles indonésiennes. L'occasion inespérée pour moi de lever pour quelques heures l'interdiction de mon mari de monter à dos de mobylette ! Mon nouveau copain journaliste du Kaltim Post, Farok, est venu me chercher avec son tonnerre de feu. Bonheur de traverser Balikpapan encore endormi. Direction le bureau de vote de Sepinggan, près de la mairie, TPS 12 RT 03 (numéro du bureau et du district de la ville). Aujourd'hui, 176 millions d'indonésiens vont se rendre aux urnes. A Balikpapan ils seront 391 992 personnes à voter ( sur les 620 000 personnes que comptent la ville). Bien organisés, les 1108 bureaux de vote sont restés ouverts de 8 heures à 13 heures. Ici le cérémonial est simple. Le votant arrive dans son bureau de vote et présente sa carte d'identité. Il s'assoie quelques minutes avant d'être appelé au micro par le chef du bureau.Il choisit son bulletin, passe dans l'isoloir, met dans son bulletin dans l'urne avant de plonger son auriculaire gauche dans une encre mauve. "A voté" lance le préposé ! Ils seront 317 ce matin à défiler de la sorte. Une journée importante à en juger par les vêtements du dimanche arborés. Jour férié oblige, l'ambiance est détendue. L'un des trois candidats à l'election, Jussuf Kalla, a déclaré dans la journée que certaines irrégularités dans le scrutin étaient à signaler . La corruption est généralisée dans ce pays. Moi je n'ai rien remarqué de louche, plutôt étonnée par le sérieux de l'organisation. Mais Balikpapan, la ville la plus riche de l'archipel (pétrole oblige) n'est pas représentatif de ce si grand pays.
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