mardi 14 avril 2009

Afat, le magicien




Toute femme d'expat qui se respecte à BAlikapan se doit d'aller faire un tour chez Afat. C'est ainsi, c'est écrit. Le Chinois Afat est le magicien de ces dames. Celui qui leur offre, à moindre coût, tous leurs fantasmes de joaillerie. La bague Trinity de Cartier ? Un diamant de deux carats monté en solitaire version Van Cleef ? Un collier serti de rubis et de saphirs bleus répérés sur le catalogue Bulgari ? Des boucles d'oreille Tiffany's ? Un bracelet Hermès ? Tout est possible ! A part les modèles trop compliqués, il réplique (copie) tout ce que désire la chère cliente. Les Orientales et les Russes sont les plus assidues suivies de près par les Américaines et les Australiennes. Les Françaises ne sont encore que des petites joueuses à part quelques exceptions. Mais pour aller chez Afat, il faut se préparer à un véritable parcours du combattant : parvenir à l'avoir au téléphone pour convenir d'une rencontre, attendre des heures ses retards aux rendez-vous pourtant programmés, supporter son horrible boutique ouverte sur la rue où il n'y a ni clim', ni confort. Elles sont plus d'une à avoir succombé à la chaleur dans cette rue poussièreuse (d'un côté un marchand de tapis, de l'autre un réparateur de motos ultra-bruyant). Mais le jeu en vaut la chandelle. Compter un peu plus de 2000 euros pour un diamant d'un carat (contre 8000 en France), 140 euros pour un rubis de huit carats. 30 euros pour une topaze bleue de huit carats. Qui dit mieux ?

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