Première vraie rencontre avec la police du coin la semaine dernière. « Tintin et les Picaros » version indonésienne. Tout a commencé par un pneu crevé, l’œuvre d’un petit délinquant de service. Escroc à l’air imbécile qui est parvenu à me faire descendre de la voiture pendant qu’Emmanuel changeait le dit-pneu. Totalement dévouée à la lecture du dernier numéro de Elle, je n’ai pas levé le nez quand il a ouvert la portière pour voler mon sac à main… Le reste n’est qu’une histoire de récits renouvelés de notre misérable aventure aux agents de sécurité du camp. Après avoir reconstitué la scène à la station à essence, le lieu du crime et interrogé d’éventuels témoins, ils nous ont escortés au poste le plus proche. Belle visite touristique d’un univers où le délabrement des murs égale l’antipathie affichée du fonctionnaire de service tapant son rapport. Trois écrans accueillent le visiteur : l’un crache les dernières telenovelas nationales et autres série-B américaines, les deux autres permettent de suivre les mouvements des prisonniers croupissant dans leurs cellules… Les collègues de notre nouvel amie, tout aussi heureux de s’occuper des bule dépossédés de leurs biens ont réussi à perdre la seule pièce à conviction de l’histoire : le clou ayant servi à crever le pneu ! Au moment de partir, après avoir recommencé cinq fois l’écriture du précieux rapport, le policier chargé de nous aider, son arme à feu ostensiblement coincé dans son pantalon, nous a laissés partir. Pas de chance, l’inspecteur arrivait au même moment. Salut général devant cet homme au visage couvert de balafres. Et re belote. Encore deux heures et demi à re-raconter la même histoire. Le tout en bahasa indonesia. Les uniformes se succédant dans la pièce, nous avons repris le fil de l’histoire plusieurs fois. Dans le calme avant que je commence à voir rouge. « Ok sekarang, cukup, ada anak saya yang tunggu di rumah… » (maintenant ça suffit, mon enfant attend à la maison). Finalement libérés après plus de trois heures de paperasses, signatures et blablas dans un moiteur étouffante.. Le lundi, notre banque me demandait de retourner voir mes amis les policiers pour des papiers supplémentaires. Ce matin-là, je n’ai pas dit un mot en indonésien, prétextant que je ne connaissais pas cette langue. L’entrevue a duré dix minutes….vendredi 23 janvier 2009
Après-midi au poste
Première vraie rencontre avec la police du coin la semaine dernière. « Tintin et les Picaros » version indonésienne. Tout a commencé par un pneu crevé, l’œuvre d’un petit délinquant de service. Escroc à l’air imbécile qui est parvenu à me faire descendre de la voiture pendant qu’Emmanuel changeait le dit-pneu. Totalement dévouée à la lecture du dernier numéro de Elle, je n’ai pas levé le nez quand il a ouvert la portière pour voler mon sac à main… Le reste n’est qu’une histoire de récits renouvelés de notre misérable aventure aux agents de sécurité du camp. Après avoir reconstitué la scène à la station à essence, le lieu du crime et interrogé d’éventuels témoins, ils nous ont escortés au poste le plus proche. Belle visite touristique d’un univers où le délabrement des murs égale l’antipathie affichée du fonctionnaire de service tapant son rapport. Trois écrans accueillent le visiteur : l’un crache les dernières telenovelas nationales et autres série-B américaines, les deux autres permettent de suivre les mouvements des prisonniers croupissant dans leurs cellules… Les collègues de notre nouvel amie, tout aussi heureux de s’occuper des bule dépossédés de leurs biens ont réussi à perdre la seule pièce à conviction de l’histoire : le clou ayant servi à crever le pneu ! Au moment de partir, après avoir recommencé cinq fois l’écriture du précieux rapport, le policier chargé de nous aider, son arme à feu ostensiblement coincé dans son pantalon, nous a laissés partir. Pas de chance, l’inspecteur arrivait au même moment. Salut général devant cet homme au visage couvert de balafres. Et re belote. Encore deux heures et demi à re-raconter la même histoire. Le tout en bahasa indonesia. Les uniformes se succédant dans la pièce, nous avons repris le fil de l’histoire plusieurs fois. Dans le calme avant que je commence à voir rouge. « Ok sekarang, cukup, ada anak saya yang tunggu di rumah… » (maintenant ça suffit, mon enfant attend à la maison). Finalement libérés après plus de trois heures de paperasses, signatures et blablas dans un moiteur étouffante.. Le lundi, notre banque me demandait de retourner voir mes amis les policiers pour des papiers supplémentaires. Ce matin-là, je n’ai pas dit un mot en indonésien, prétextant que je ne connaissais pas cette langue. L’entrevue a duré dix minutes….
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